
12 juil 2026
Benjamin Camboulives, porte-parole d’Alternative Police CFDT, revient sur le texte relatif à la présomption d’usage légitime de l’arme par les forces de l’ordre.
Il rappelle que l’usage de l’arme par un policier reste strictement encadré. La légitime défense est définie par le code pénal, notamment l’article 122-5, qui impose une atteinte injustifiée, réelle et actuelle, ainsi qu’une défense nécessaire, simultanée et proportionnée.
Il existe également des cas spécifiques dans lesquels les forces de l’ordre peuvent agir dans un cadre dérogatoire, prévu par la loi, notamment face à certaines situations graves comme un périple meurtrier ou un véhicule dangereux.
Le texte évoqué ne modifie pas les conditions d’emploi de l’arme. Il ne remet pas en cause la possibilité de mener une enquête, ni l’existence d’un éventuel procès pénal. Il concerne principalement certaines mesures privatives de liberté, comme la garde à vue ou la détention provisoire, lorsque le policier agit en service dans un cadre légal.
Pour Alternative Police CFDT, il est indispensable de rétablir la vérité. Présenter ce texte comme un « permis de tuer » est une caricature, totalement éloignée de la réalité juridique, et une insulte aux forces de l’ordre engagées chaque jour sur le terrain.