
18 sept 2026
Benjamin Camboulives, porte-parole d’Alternative Police, revient sur les difficultés rencontrées par les policiers dans la lutte contre le trafic de stupéfiants.
Selon lui, la première difficulté concerne la présence sur la voie publique. La prévention passe notamment par une occupation du terrain suffisamment importante pour empêcher les réseaux de s’y installer durablement. Cela suppose des effectifs policiers en nombre.
L’autre difficulté concerne l’investigation. Les policiers disposent du savoir-faire nécessaire pour remonter les filières, identifier les responsables et démanteler les structures criminelles. Mais ces enquêtes nécessitent du temps et mobilisent durablement des enquêteurs.
Chaque règlement de comptes, chaque nouveau réseau et chaque évolution des organisations criminelles viennent ainsi augmenter la charge de travail.
Pour Benjamin Camboulives, le problème n’est donc ni la volonté ni les compétences professionnelles des policiers, mais bien le manque d’effectifs, aussi bien sur la voie publique que dans les services d’investigation.
Pour Alternative Police, un renforcement durable des moyens humains est indispensable pour permettre aux policiers de reprendre l’initiative face aux réseaux de stupéfiants.