
14 juil 2025
Benjamin CAMBOULIVES, porte-parole d’Alternative Police CFDT, intervient sur BFMTV et CNEWS pour dresser le même constat sur deux jours : effectifs dispersés, justice paralysée, frontières sous-dotées ; pendant ce temps la violence ordinaire se banalise et trouve de nouvelles cibles.
Violence ciblée : symboles et uniformes
Militaire poignardé en sortie de boîte de nuit : l’uniforme n’impressionne plus.
Une attaque illustrative d’un climat où agents de l’État et représentants de l’autorité sont visés hors service.
Violence de masse : débordements festifs & territoires ruraux
Marché d’un village de 537 habitants envahi par 200 jeunes : vols et agressions éclairs.
Champs-Élysées : “safe zone” réservée aux femmes pendant les festivités du 14 Juillet : aveu d’un espace public devenu anxiogène.
Grands rassemblements (finale Coupe du monde des clubs, Fête nationale) = fenêtres d’opportunité pour délinquance opportuniste.
Effectifs sous tension & territoires découverts
11 500 policiers mobilisés à Paris → prélèvements dans cités sensibles, frontières, zones rurales.
Rappels sur congés, fatigue chronique : chaque renfort crée un vide ailleurs.
Police aux frontières (PAF) insuffisante ; unités mobiles détournées de la lutte contre l’immigration clandestine.
Mineurs violents : réforme vidée, impunité renforcée
Comparutions immédiates pour +16 ans récidivistes (loi Attal) censurées : dispositif vidé de sa substance.
Alternative Police CFDT dénonçait déjà une réforme « trop timide » ; désormais, sentiment d’invulnérabilité accru chez les mineurs violents.
Doctrine d’intervention et prévention tactique
Priorité à la sauvegarde des personnes : la police n’engage pas si l’action risque de provoquer un mouvement de foule.
Retrait des poubelles, containers, gravats pour réduire les projectiles ; méthode efficace mais appliquée de façon inégale.
Immigration & saturation
Parc d’hébergement dépassé, repli communautaire, délinquance surreprésentée dans certains flux.
Saturation migratoire alimente un sentiment de « vide sécuritaire » dans plusieurs territoires.
Guet-apens contre la BAC : un palier franchi
• Un équipage de la Brigade anti-criminalité (BAC) attiré puis cerné par des dizaines d’individus, dans une attaque clairement préparée.
• Projectiles et coordination via réseaux sociaux : signe d’une violence désormais organisée contre les forces de l’ordre.
• Cet “enclenchement de milice” montre que l’uniforme n’est plus un frein ; il faut des moyens adaptés et une réponse pénale immédiate pour éviter l’escalade.
« Quand l’État disperse ses forces et neutralise ses lois, l’insécurité se professionnalise. » — Benjamin CAMBOULIVES