
05 sept 2026
Benjamin Camboulives revient sur les difficultés profondes rencontrées par les agents du Corps d’encadrement et d’application de la Police nationale, c’est-à-dire les gardiens de la paix et les gradés.
Le manque chronique d’effectifs se conjugue à une multiplication des missions et à des conditions d’intervention toujours plus difficiles. Violences urbaines, agressions et exposition quotidienne au risque conduisent à une situation dans laquelle les policiers sont à la fois suremployés et surexposés.
À cette dégradation s’ajoute la question de la rémunération. Les premiers échelons du salaire de gardien de la paix sont progressivement rattrapés par le SMIC. Cette « SMICardisation » de la Police nationale participe directement à la perte d’attractivité du métier et à la crise des vocations.
Il devient difficile d’attirer de nouveaux policiers lorsque les contraintes, les risques et les responsabilités du métier ne sont plus accompagnés d’une rémunération à la hauteur.
Pour Alternative Police, respecter les forces de l’ordre passe aussi par une juste rémunération. La Police nationale doit être revalorisée, disposer d’effectifs suffisants et retrouver les moyens nécessaires pour offrir aux Français la sécurité de qualité qu’ils sont en droit d’attendre.