
11 juil 2025
Benjamin CAMBOULIVES, porte-parole d’Alternative Police CFDT, dénonce sur CNEWS la montée des violences contre les soignants, après l’agression d’un médecin de SOS Médecins à Lille. Il alerte sur un phénomène plus large : la disparition du respect pour les professions de secours — policiers, pompiers, personnel médical — et l’apparition d’un recours croissant à la sécurité privée, symptôme d’un désengagement de l’État face à l’insécurité.
Médecins : une cible facile
• Interventions à domicile de plus en plus rares : peur des agressions.
• Frustration sociale : les médecins cristallisent le rejet de l’autorité.
• Violences pour obtenir des arrêts de complaisance ou détourner des ordonnances.
Des professions en danger
• Hôpitaux : insultes, menaces, crachats devenus quotidiens.
• Aucun métier de secours n’est épargné : police, pompiers, soignants.
Une justice trop clémente ?
• Loi durcie (jusqu’à 5 ans / 75 000 €), mais peu appliquée.
• Les peines doivent être exemplaires, pas symboliques.
• Il faut une réponse pénale ferme pour casser l’impunité.
Sécurité privée : une réponse symptomatique
• Si les citoyens en viennent à recruter des sociétés privées, c’est que l’État est en défaut de protection.
• Une démarche compréhensible mais risquée : ces agents n’ont aucun lien opérationnel avec la police.
• Sur des points de deal par exemple, leur intervention peut saboter une enquête en cours, en dispersant les trafiquants avant les interpellations.
• La sécurité ne peut être sous-traitée sans coordination avec les forces publiques.
« Quand la violence devient banale, c’est l’État qui vacille. »