
Au 1ᵉʳ juin, la hausse du SMIC met une nouvelle fois en lumière l’écrasement des débuts de carrière dans la Police nationale.
Élèves, stagiaires, gardiens de la paix aux premiers échelons : malgré les risques, les horaires décalés, les contraintes du métier et les responsabilités, le traitement indiciaire reste dangereusement proche du minimum légal.
Oui, un complément peut être versé pour garantir le niveau du SMIC. Mais ce complément ne règle rien.
Un complément SMIC n’est pas une politique salariale.
La vraie question est simple : peut-on encore parler d’attractivité lorsque les premiers échelons d’un policier sont rattrapés par le salaire minimum ?
Pour Alternative Police CFDT, il est urgent de :
revoir les débuts de grille ;
reconstruire une progression indiciaire cohérente ;
remettre la reconnaissance des policiers au cœur des priorités.
Un métier exigeant ne peut pas commencer sur une grille au rabais.