
29 sept 2026
Benjamin Camboulives, porte-parole d’Alternative Police, revient sur les conditions particulièrement difficiles dans lesquelles les policiers peuvent être amenés à intervenir lors de situations tendues.
Il rappelle notamment le peu de temps dont dispose parfois un policier pour analyser une situation et prendre une décision, alors même que ses collègues peuvent être confrontés à des violences.
Pour Benjamin Camboulives, il appartient à l’enquête de déterminer si le geste d’un policier était adapté ou non. Il ne s’agit donc pas de soustraire les policiers au contrôle de la justice ou aux investigations nécessaires.
En revanche, il estime nécessaire de distinguer celui qui décide d’enfreindre la loi ou de s’en prendre physiquement aux forces de l’ordre du policier qui intervient dans le cadre de sa mission avec les moyens dont il dispose.
Plus largement, Alternative Police dénonce une situation dans laquelle les policiers doivent régulièrement gérer dans la rue les conséquences de difficultés qui dépassent largement leurs seules missions.
Benjamin Camboulives évoque ainsi un véritable « rôle de fusible » que les policiers ne souhaitent plus assumer.
Il rappelle également les revendications portées par Alternative Police concernant le manque de moyens et de considération, aussi bien sur la voie publique que dans les services d’investigation.
Pour Alternative Police, les policiers ne peuvent continuer à être envoyés en première ligne sans disposer des moyens nécessaires, puis être systématiquement montrés du doigt dès lors qu’une intervention se déroule mal.
« Il y a du monde pour nous recevoir, il n’y a personne pour nous entendre. » Cette formule résume le sentiment exprimé par de nombreux policiers et la nécessité, pour Alternative Police, de continuer à porter leurs revendications.