
03 juin 2026
À la suite des violences survenues après le match du PSG, Benjamin Camboulives, porte-parole d’Alternative Police CFDT, revient sur les limites opérationnelles des dispositifs de sécurité.
Il rappelle que les forces sont positionnées en fonction des événements à sécuriser : Parc des Princes, Champs-Élysées, bâtiments institutionnels ou encore rassemblements prévus. Mais les casseurs ne viennent pas pour le football. Ils cherchent les failles, contournent les dispositifs et se déplacent là où les forces ne sont pas implantées.
Cette mobilité rend l’action policière particulièrement complexe. Les unités lourdes de maintien de l’ordre sont indispensables pour tenir les points fixes, mais elles ne peuvent pas se projeter instantanément partout. Dans ces conditions, ce sont souvent des collègues de commissariat qui se retrouvent en première ligne face à des violences urbaines, sans être aussi nombreux ni équipés comme des unités spécialisées.
Pour Alternative Police CFDT, cette réalité doit être prise en compte : le renforcement des effectifs est nécessaire, mais il ne suffit pas toujours face à des groupes violents, mobiles et imprévisibles.